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Je pars en tournée!

C’est avec grand plaisir que la fabuleuse Monique Legault et moi vous recevrons le jeudi 6 mars pour une soirée école-maison. Je prendrai le relais de la merveilleuse Christine Larose, trop loin de nous mais si près dans nos coeurs! Tous les détails dans le lien ci-dessous.

Soirée école-maison le 6 mars 2014.

En plus, je serai au symposium de l’AQED le 26 avril pour y présenter deux ateliers.

Le premier : Parler pour que les enfants écoutent. Écouter pour que les enfants parlent. Il s’agit du même atelier que j’ai animé il y a deux ans. Il semblerait qu’il soit attendu cette année! Enfin, avant que la tête ne m’enfle, je vous dis simplement que je vous y proposerai des pistes concrètes en éducation non violente et que le rire est garanti durant cette heure!

Le second : Travailler ou étudier et faire l’école à la maison… Défi possible? Je donnerai cet atelier conjointement avec une autre  personne sensationnelle, Martine Quimper. Comme vous pouvez le constater, je suis entourée de personnes extraordinaires… Nous y relaterons nos parcours respectifs de travail et d’étude qui combinent, vous l’avez deviné…. l’école-maison. Les défis, les sacrifices, les joies, les solutions, l’organisation…. Tout y passera!

Je vous attends donc au symposium, tous les détails par ici : AQED

Au plaisir de vous rencontrer!

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Le petit… (chuuuuut) tabarnak

Il est plutôt inévitable qu’un jour ou l’autre, votre charmante progéniture, celle avec un vocabulaire qui vous fait rouler les yeux de fierté, vous sorte, comme sorti de nulle part, un gros mot. Un vrai de vrai! Ça m’est arrivé à moi aussi, ben oui!

Si vous n’êtes pas vraiment du genre à laisser les jurons religieux  faire parti de votre langage, vous cherchez immédiatement à quel endroit Fiston (ou Princesse) a bien pu pêcher ce nouveau mot. Par contre, si vous veniez tout juste de prononcer le dit mot, il se peut que vous sentiez un besoin urgent de modifier votre vocabulaire, si déphasé dans la bouche de votre merveille. Mais d’abord, ça veut dire quoi, maman, tabarnak? Pour ceux et celles qui ont déjà visité une église de près ou de loin, il peut-être simple de répondre à cette question. Mais sachant que la plupart des enfants (et beaucoup de parents) d’aujourd’hui n’ont jamais (ou à peu près pas) mis les pieds dans une église, ça peut devenir plus difficile pour un enfant de visualiser le fameux tabarnak.

Tout frais sorti de l’imprimeur (en novembre), je vous présente donc "Le petit tabarnak", un livre pour enfant (accompagné préférablement d’un adulte) sur le sujet, écrit et illustré par Jacques Goldstyn (illustrateur des magasines Les débrouillards). En le recevant cette semaine, j’ai plongé dedans et j’ai ri! Vraiment ri! Le principe est simple. Papa dit un gros mot sous l’effet d’une douleur vive. Fiston veut en connaître le sens… mais ce n’est pas le moment! Il se tourne donc vers ses copains et explore différentes pistes sur l’horreur que peut bien signifier ce mot. Or, monsieur le curé les entends et leur propose de leur montrer le fameux tabarnak, tout en corrigeant la prononciation. On s’attendrait ici à des explications religieuses sur le sujet, des réponses sur pourquoi il ne faut pas dire ces mots. Eh! bien, non! Que les bons mots avec les bons objets. Rien d’autre. L’auteur laisse le soin aux parents d’élaborer sur le sujet selon leurs croyances, connaissances et intérêt. J’adore. Quelle superbe façon d’ouvrir une porte sur ce monde sans dire aux gens quoi penser.

Maintenant, la réaction de ma famille. Mon conjoint, plutôt endormi au moment où j’ai lu le livre, n’était pas très emballé quand je lui ai proposé de lui faire la lecture. J’ai insisté. Il a grogné. J’ai gagné. Et vous savez quoi? On a vraiment ri à deux! Jacques Goldstyn a vraiment le tour de nous imprégner de l’impact de ce mot par ces illustrations et cela toujours avec humour. Quand à mes garçons, ils n’avaient pas vraiment le goût d’entendre une histoire ce matin. Mais quand j’ai ouvert la première page, ils ont tout de suite embarqués pour les mêmes raisons. En prime, les Fistons ont fait de beaux liens entre ce qu’ils connaissaient déjà et ce qu’ils découvraient. Et ils ont ri un bon coup!

En somme, s’il vous est déjà venu en tête de parler de Dieu avec vos enfants mais ne savez pas vraiment par où commencer, si vous ne vous sentez pas habile à parler de "ces choses-là", ce livre est un excellent point de départ. Il suffit ensuite de laisser venir les questions de vos enfants. Bonne découverte!

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Du bonheur en toute chose

Le début de la nouvelle année est toujours un moment privilégié pour souhaiter à ceux qui nous entourent les plus beaux vœux. S’il nous arrive souvent de Charlie-Brown1lancer ces souhaits par automatismes,  il y a des fois où nous voulons prendre le temps de bien peser nos mots. J’en suis à ce point.

Je vous souhaite du bonheur. Pas du bonheur qui vous arrivera sur un plateau d’argent puisque celui-là, nous n’avons que peu de contrôle dessus. Sachez quand même en profiter, il n’est pas négligeable.  Je vous souhaite du bonheur qui vient de l’intérieur. Du bonheur que vous saurez discerner parmi les petites choses de la vie et que vous saurez savourer, contempler, accueillir avec simplicité et authenticité plutôt que de passer à côté sans même vous en rendre compte.

Je vous souhaite du bonheur en toute chose. Oui, oui. En toute chose. Même parmi les épreuves difficiles. Surtout dans les épreuves difficiles. Facile à dire penserez-vous. Absolument. Et c’est pour cette raison que je vous le souhaite de tout mon cœur.

Je crois fermement que le bonheur est une des essences de la vie.  Et comme toute essence, il y en a de puissantes comme de subtiles. Ce sont elles qui transforment  la saveur de notre vie, mais c’est à nous d’en faire collection lorsqu’elles se pointent à proximité.

En somme, le bonheur nous donne la force de foncer malgré la peur. Il fait miroiter la clarté quand tout autour de nous ne semble que ténèbres. Il donne la chance de se relever dans la défaite et de se reprendre dans la culpabilité. Mais plus encore : parfois (même souvent si on le veut bien), il émane de nous pour rejaillir sur les autres. C’est à ce moment qu’il devient le plus précieux puisqu’il redonne, qu’il ouvre à l’autre.

Je profite également de cette journée pour remercier toutes les personnes autour de moi qui m’ont permis de collectionner des perles de bonheur durant la dernière année. Je pense bien sûr aux amours de ma vie, mais aussi à mes amis et amies qui m’ont appuyés dans mes projets les plus fous. Malgré le fait que je ne sois habituellement pas friande de les exposer en public, j’ose en souligner quelques-uns qui ont été particulièrement présents dans la dernière année.

Mon amour , merci de ton appui dans mes projets parfois difficiles à suivre. Merci pour la liberté que tu me permets de vivre au quotidien. Merci de ta confiance envers moi.

Mes trois Grand, Moyen et Mini,  merci de m’apprendre chaque jour la vie de façon pleine et intensive et d’accepter votre maman avec ses forces et ses faiblesses.

Ma petite sœur et mon "beauf", merci de la générosité dont vous faites preuve à mon égard.  Elle me touche beaucoup.

Mon vieil ami, merci de ton écoute et de ton regard qui me renvoient souvent à ce que je suis et me poussent continuellement à me dépasser, le tout enrobé de fous rires démesurés.

Ma collègue, merci de ta complicité dans nos projets pas toujours évidents, souvent abracadabrants et toujours enrichissants.

Mes amies du quotidien, celles avec qui les conversations téléphoniques sont entrecoupées de séances de négociations enfantines et avec qui la volonté de prendre un café relève du désir longtemps mijoté et du planning serré! Merci de me soutenir et de m’encourager dans mes projets peu communs.

À tous ceux et celles que je n’ai pas nommé, je vous aime.  Le risque est toujours grand de choisir de ne nommer que quelques personnes, mais je suis certaine que vous saurez comprendre que mes vœux de bonheur restent tout aussi sincères à votre égard.

Allez… Bonne année grand nez… Et le Paradis à la fin de vos jours!

Elise

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Malbrough s’en va en guerre…

Comme je l’ai mentionné dans mon dernier post "La croisée des chemins", avec le début des classes (celles des écoles et "les nôtres"), vient le cortège des publications de toutes sortes à concernant l’école à la maison… et l’école en général. Les réseaux sociaux en sont inondés, les journaux et les magasines aussi. Il s’agit souvent de l’évènement planétaire de l’heure. Pourtant, ça revient chaque année avec la même ampleur. À croire qu’on a jamais vu ça de notre vie! C’est alors le moment où quelques journalistes en quête de "grands" titres sensationnels s’intéressent aux problèmes de certains jeunes à l’école. Des problèmes de la rentrée. De l’essoufflement des parents. Des absurdités que l’on peut retrouver dans la gestion de cet évènement par les commissions scolaires. Cet engouement est déjà terminé au lendemain de la Fête du Travail. Alors, ces mêmes journalistes friands de sensations se tourneront vers les bouchons de circulations monstres sur notre route… Mais ne vous inquiétez pas : un peu plus tard dans l’année, nous aurons droit à une autre vague d’articles concernant le palmarès des écoles qui sera publié et tout le tollé qu’il provoque… l’espace de deux ou trois jours…

Bon. Pourquoi je vous parle de ça ce matin? C’est que dans le monde de l’école maison, on vit la même chose à une ou deux différences près : les questions dureront toute l’année et les sujets de polémiques (parfois en termes de règlements de compte) sont mis à titre personnel pas tant pour impressionner les gens que pour essayer de se convaincre que nous choisissons la bonne voie, pour calmer nos incertitudes et notre insécurité de bien faire les choses pour nos enfants. C’est dans ces circonstances qu’on voit apparaître des pointes contre l’école et toute son organisation. Bien sûr, dénoncer les problèmes du système scolaire est nécessaire. Toutefois, il y a une ligne, une démarcation où il vaut mieux, selon moi, se garder une marge de manœuvre.

Oui, les commissions scolaires nous en font voir de toutes les couleurs. Mais n’oublions pas que dans les classes, il y a des personnes, la plupart du temps très dévouées, qui s’occupent des enfants. Qui se battent tous les jours contre des absurdités du système scolaire. Les mettre tous dans le même panier est un préjugé "gros comme le bras". Affirmer que tous les enfants y sont malheureux est aussi une aberration. Vous, qui aimez votre travail, en aimez-vous TOUS les aspects? C’est la même chose pour plusieurs enfants : certains aiment l’école même si des fois, ils resteraient couchés. Il existe même des cas d’enfants où l’école est le seul refuge dans leur triste vie.

L’école à la maison n’est pas une panacée. C’est une option parmi tant d’autres. Et parmi cette option, il y a des tonnes de façon de faire l’école. Ne vous surprenez pas mesdames, vos enfants vous feront sentir à un moment ou l’autre que vous êtes le tyran parfait même si vous faites tout votre possible. Malgré toute l’énergie que vous mettrez dans votre façon de faire l’école. C’est aussi vrai pour les enfants qui vont à l’école. Bref, on peut reprocher des tonnes de choses au système scolaire, il faut aussi faire attention que ces attaques ne deviennent pas un défouloir.

Pourquoi? Parce que vous continuerez à côtoyer des familles dont les enfants vont à l’école et qui font aussi de leur mieux pour leurs enfants. Parce que vous serez confrontés régulièrement à des remises en question dans la crainte que vos enfants manque quelque chose. Parce que vous verrez des groupes d’enfants partir en riant en direction de l’école pendant que vous vous acharnerez à trouver des copains stables à vos enfants. Parce qu’à certains moment vous serez essoufflée et aurez besoin de reconnaissance que vos enfants ne vous donneront pas à sa juste valeur (retenez-la celle-là, elle fesse). Parce que la vie n’est jamais toute tracée et que vos enfants devront peut-être retourner (ou intégrer pour la première fois) l’école. Certaines font l’école par choix longtemps médité, d’autres par nécessités, d’autres par mauvaise expérience. Malgré toutes ses facettes, nous faisons de notre mieux. Comme la plupart des parents. Ne cherchons pas à nous rassurer en rabaissant le système, mais en cherchant ce qui est positif dans le modèle que nous choisissons. Faire la paix avec l’école telle que nous l’avons connue, bonne ou mauvaise. Votre année ne s’en portera que mieux et vos relations avec votre entourage en sera facilité. Mais surtout, vos enfants telles des éponges, bénéficierons d’une énergie beaucoup plus intéressante de votre part.

Bonne année!

En passant, merci de partager cet article… c’est rare que je le demande pour un article, mais il me semble que les nouvelles venues dans notre monde pourraient en tirer parti. :)

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La croisée des chemins…

Pour une petite mise à jour pour celles qui ne sont pas au courant, Grand Fiston n’a jamais intégré l’école. Revirement de situation heureux, nous avons pu continuer notre projet d’école-maison. Nous entamons donc notre 3e année. L’envie d’écrire me reprend, je ne sais pas où cela mènera mais bon… me revoilà. Voilà pour la mise au point.

Comme à chaque début septembre, l’effervescence des nouvelles familles qui commencent l’école maison se fait sentir. C’est magnifique de voir toutes ces personnes en marche vers de nouveaux horizons. On y sent pêle-mêle l’inquiétude, la hâte, le questionnement, le soulagement, l’émerveillement. Bref, les émotions sont à fleur de peau.

Entre les quatre murs de ma maison, le train-train a déjà repris depuis près d’un mois, histoire de nous donner "du lousse". Grand Fiston est très coopératif et Moyen Fiston fait preuve d’un bel enthousiasme. C’est agréable. Rendue à la 3e année d’expérience, c’est plaisant de ne plus avoir le côté insécurisant et tourbillonnant du "papillonnage didactique, méthodique et organisationnel".

Pourtant, du côté extérieur, j’ai un malaise… Est-ce moi ou j’ai la vague impression d’être en déphasage avec les nouvelles familles qui débutent? Suis-je déjà du côté des "vieilles désillusionnées" par rapport aux Commissions scolaires? De celles incapables de se réjouir d’une bonne entente "probable" lorsque les CS outrepassent leur droit et où on fête l’espoir de cette paix achetée mais sans garantie? Je ressens sur les forums et les réseaux sociaux une grande vague d’optimisme concernant les demandes et les résultats obtenus devant les CS. C’est honorable. Mais je ne peux faire autrement que de m’inquiéter. Oui, je voudrais me réjouir pour ces familles enthousiastes qui reçoivent des bonnes nouvelles, des acceptations de leur "demande" de faire l’école à la maison. De celles qui trouvent normal de faire passer les examens de fin d’année. J’ai été comme ça. Après tout, n’est-ce pas à la base pour protéger les enfants d’abus parental? Alors pourquoi ai-je entendu tellement de familles, qui pourtant avaient de bonne relation avec leur CS, me dire qu’à avoir le choix, ils seraient incognito?

Et j’ai un peu peur. Sur un forum bien connu hors association, plusieurs "vieux de la vieille" ont déserté. Non pas que je leur en veuille, on passe tous à autre chose à un moment ou à un autre. Mais il y a encore 2 ans, on pouvait compter sur eux pour remettre les pendules à l’heure lorsque quelqu’un fonçait tête baissée dans un mur ou commettait une erreur qui pourrait lui apporter beaucoup de maux de tête. Maintenant, et avec les réseaux sociaux qui vont à une vitesse folle, j’ai l’impression que seules quelques-unes osent dénoncer les abus. On doit se réjouir de voir les CS grignoter du pouvoir. Bien sûr que j’ai le goût de me réjouir pour les familles qui commencent. Or, je considère que me taire est une trahison; une trahison envers ces familles et envers toutes celles qui se sont battus (et continuent à se battre) pour défendre l’école-maison. J’ai l’impression de me travestir par la pensée suivante : "Alors allons-y : réjouissons-nous coûte que coûte… Quand le tour des autres viendra et qu’il sera entré dans les habitudes de laisser les CS empiéter, ce sera leur problème…"

Alors je fais quoi? Je ne peux pas sauver le monde moi non plus… et j’ai le goût moi aussi de me retirer de tout ce remue-ménage et de m’occuper de ma petite famille.

 

 

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L’école du moulin de l’est ferme ses portes

Bonjour à vous toutes,

c’est avec beaucoup de peine que j’annonce la fermeture temporaire ou définitive, je ne le sais pas encore, de L’école du moulin de l’est. L’aventure d’école-maison n’aura malheureusement pas duré longtemps ici. Grand Fiston sera inscrit durant la prochaine semaine à l’école du quartier. J’espère que tout se passera bien.

Merci beaucoup de m’avoir lu. Votre fidélité m’a beaucoup touché.

Je vous dis au revoir en espérant qu’il y ait un jour une ré-ouverture.

Elise

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Les "gruge-énergie" !

Je suis toujours un peu étonnée d’entendre des mamans me dirent combien je suis courageuse de faire l’école à mes enfants. Pourtant, j’ai le sentiment que ma vie est moins stressante depuis que j’ai fait ce choix. Bien sûr, cette situation est tout à fait personnelle et chacun fait comme il le sent. Pour moi, ne pas courir pour faire les lunchs, le souper, les devoirs et me battre pour arriver à l’heure au travail est salutaire pour l’harmonie familiale.

Mais! (Eh! oui, il y a un "mais")

Faire l’école n’est pas non plus de tout repos. En fait, j’ai l’impression que ce n’est pas "l’enseignement" en tant que tel qui est, au fil du temps, harassant. Il s’agit plutôt de tout ce qui entoure l’enseignement : ce que j’appelle les gruge-énergie. Bien que ces derniers soient propres à chacune d’entre nous, il est clair que nous en possédons toutes une liste personnelle.

Voici en vrac les miens :

Fouiller pour trouver du matériel sur internet

Si je trouvais la chose excitante il y a quelques mois à peine, je me tiens maintenant loin de ce genre de recherche pour plusieurs raisons. Tout d’abord, arriver à trouver exactement ce que je cherche n’est pas une mince tâche. Ensuite, je me suis passablement fait prendre au piège d’imprimer plusieurs belles pages, de me rendre compte que j’avais déjà ce même genre de matériel à plusieurs endroits sans m’en souvenir et, au bout du compte, ne pas m’en servir par manque de temps, manque d’intérêt de la part du Fiston auquel le matériel était destiné ou encore par un changement de planification (dites-moi que ça n’arrive qu’à moi pour voir…). De plus, j’ai remarqué que je finis toujours par me perdre dans les méandres d’internet parce que je viens de voir ça qui serait vraiment chouette pour les Fistons…. et ça… et ça… et ça… Bref, je peux y passer la journée! Sans compter les moments où je cherche… tsé… ce que j’avais vu l’autre jour…

Débroussailler la matière pour en comprendre le but

Je l’ai déjà dit dans mon premier bilan de fin d’année : j’ai besoin de comprendre du premier coup d’oeil ce que l’on va travailler. Il ne s’agit pas d’exclure des situations plus complexes mais au quotidien et à l’âge de Grand Fiston (tout juste 6 ans), lire un programme à toutes les semaines, en décortiquer toutes les activités, essayer d’en comprendre la direction à moyen terme, ramasser le matériel qui sera nécessaire dans deux volumes, etc. me tue littéralement! Bref, vous comprenez mieux pourquoi je me tiens loin du matériel officiel du mELS! Pour éviter le papillonement j’ai trouvé des volumes qui répondent à mes besoins de "compréhension assurée en un coup d’oeil", où tout tient dans un volume (à la fois) et  je me balance que le matériel soit québécois ou non. Pour m’aider à quand même garder une balise du programme québécois, je me fie plutôt à la progression des savoirs essentiels si bien expliqué par Christine sur son blogue Six pieds sur terre. Pour compléter, il suffira à quelques moments de l’année de compléter avec quelques Situations d’apprentissage et d’évaluation, si chère au programme québécois!

Chercher le matériel éparpillé à travers la maison

Déjà, avec le choix de matériel que je fais, je restreints la nécessité d’avoir recours à du matériel spécialisé qui coûte une fortune! De plus, pour le matériel courant, ma boite d’école-maison dont j’ai parlé à plusieurs reprises est mon meilleur remède. J’ai également concentré le matériel "scolaire" dans une seule armoire dont un tiroir m’est exclusivement réservé. De plus, ce qui se trouve dans cette armoire doit être utilisé sur demande. De cette façon, les petites pièces des jeux tels que Architek et Logix restent bien à leur place et les jeux restent en bon état… parce qu’un jour je voudrai sûrement les revendre! Pour les manuels, je n’ai qu’une seule tablette attitrée au matériel scolaire. Plus de place sur la tablette? C’est que j’ai du matériel superflu! Il faut savoir que je ne garde sur cette tablette que ce que j’utilise maintenant! Ce qui sera utile dans six mois (comme les "cahiers B, C" d’une collection) sont dans un tiroir de fillière avec tout le reste du matériel "pour plus tard", bien classé. De cette façon, il est facile de s’y retrouver au jour le jour et de jeter un coup d’oeil sur ce qui s’en vient.

Penser à ce que la CS pourrait faire comme problème

En fait, le plus gros de mes tracas cette année est "me déclarer ou pas"! Notre choix est fait… quoique… la lettre est rédigée mais pas encore envoyée! Hi! Hi! Il me prend parfois des envies de déménager en Ontario ou en Alberta! Mais bon, avec papa qui travaille dans la grande ville, ce ne serait pas pratique pour le voyagement. ;)  Pour le reste, je connais parfaitement mes droits et j’espère seulement qu’il n’y aura pas trop de "taponnage" pour les évaluations. D’ailleurs, je conseille à toutes de suivre une petite formation sur la loi et les relations avec la CS et la DPJ! Si les papillons restent quand même dans l’estomac, on se sent alors beaucoup mieux outillée et sûre de soi quand vient le moment de faire face à la situation! Comme l’a dit Marie des Guérites sur le forum d’école-maison, il est dommage qu’il n’existe que très peu de ce type de formation, même au niveau des associations  provinciales officielles d’école-maison.

Intégrer les courses à faire (j’imagine que ça devrait s’atténuer avec le temps lorsque les enfants vieilliront)

Le pire est de se préparer à partir! Une fois dans la voiture, tout va généralement comme sur des roulettes. Mais la gestion des courses avec trois cocos reste épuisante! Pour cela, j’aménage l’horaire des courses pour que tout soit fait dans un seul avant-midi. Lorsque nous revenons, c’est la siesta pour l’après-midi! Cet avant-midi revient environ une fois par deux semaines et j’ai souvent 3 endroits à faire. Inutile de dire que je sais exactement ce dont j’ai besoin pour éviter la fatigue des trouppes!

Sortir le matériel de bricolage pour… 10 minutes

Ma mort! Pourtant, ce n’est pas que je manque de matériel. De toute façon, j’en ai déjà largement parlé ici! Je me dis que c’est un mal nécessaire! Je prends patience en me disant qu’un jour il le sortiront eux-mêmes… et que je chiâlerai pour qu’ils se ramassent!

Trouver des projets pour les enfants et en être l’animatrice

Ce type de projet est intéressant et stimulant mais prend de l’énergie! Ici, c’est la gestion de Mini Fiston qui vient surtout compliquer la chose. Monsieur veut participer (bien sûr) mais en même temps, sa participation n’est pas évidente. Toutefois, cette situation s’atténuera avec le temps. L’année qui vient devrait être la dernière avec ce problème où le Mini traversera son terrible two! Pour les deux plus vieux, les choses sont déjà plus simples et agréables à gérer.

L’impression que je n’en fait pas assez, que tout le monde en fait plus que moi (ça vous dit quelque chose?)

Pas facile celle-là! Je crois que c’est le plus gros "gruge-énergie" qu’il m’est donné d’observer! Aussitôt qu’on vient de se convaincre qu’on est pas complètement dans le champ, on tombe sur un article, une famille, une discussion qui nous font basculer à nouveau dans le doute! Ces allers-retours interminables peuvent nous miner considérablement le moral et à ce moment, attention à l’épuisement psychologique! Il faut se concentrer sur ce qui est fait plutôt que ce qui pourrait être fait! De plus, je pousse la réflexion plus loin : il faut se concentrer sur ce qui est fait par les enfants plutôt que de s’acharner sur ce que la maman aurait pu/dû faire! Il faut aussi prendre en compte l’épuisement des enfants. Combien de fois poussons-nous l’énergie de nos enfants trop loin? Probablement plus souvent que nous le pensons! Travaillons à garder l’équilibre.

Et vous, quels sont vos "gruge-énergie" et leurs solutions?

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