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Ça mange quoi en hiver l’approche Faber/Mazlish?

Dans mon jeune temps (comme dirait mon père), j’ai été éduquée dans une famille où la méthode Gordon (Parents efficaces) était appliquée. Cette méthode avait pour principe de comprendre comment négocier des solutions entre les membres de la famille qui soient équitables pour tous les partis.

Plusieurs années plus tard, en tant qu’adulte mais sans encore avoir eu d’enfants, je découvrais l’ouvrage de Barbara Coloroso, Kids are worth it. Une merveille. J’y ai appliqué des principes pour moi-même et pour les jeunes avec qui je travaillais. Un baccalauréat en éducation,  de l’enseignement aux jeunes et aux adultes ainsi que de l’accompagnement personnel plus tard, Gordon et Coloroso m’ont toujours été d’un grand service.

Or, au moment d’avoir des enfants, je me suis frappée à la limite de ces livres : peu de choses étaient prévues pour les jeunes enfants. C’est d’ailleurs un des problèmes avec beaucoup de livres. Ces derniers sont souvent applicables pour des enfants qui savent déjà très bien s’exprimer. Toutefois, il y a comme un chaînon manquant pour les 1-6 ans. C’est alors que je suis tombée sur les ouvrages d’Adèle Faber et Elaine Mazlish : Parler pour que les enfants écoutent. Écouter pour que les enfants parlent. Leur force? Une approche cohérente et très très très concrète de la communication non violente avec les jeunes enfants, le tout selon l’approche de Ginott. (Je vous laisse faire vos propres recherches)

Dans les lectures que j’ai fait ainsi que les nombreuses conférences auxquelles j’ai assisté, j’ai toujours trouvé que les principes étaient extraordinaires, mais que les pistes de solutions concrètes tombaient souvent dans le néant. Un, deux trucs et si on on ne "fitte" pas dans l’exemple, il n’y a plus d’outils disponibles. Or, c’est précisément le chic des ouvrages de Faber/Mazlish : tout est ancré dans le concret, de la prise de conscience parentale à la mise en pratique en passant, évidement, par le respect intégral des enfants.

C’est donc avec plaisir que je redonne la conférence faite il y a deux ans, avec plus de profondeur (on a 30 minutes de plus!!!) Abordée avec beaucoup d’humour et de respect dans votre rôle de parent, je serai heureuse de vous faire découvrir ces outils magnifiques au symposium de l’AQED, ce samedi 26 avril.  Les thèmes abordées cette année seront :

1. Aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles

2. Complimenter autrement

3. Remplacer la punition

4. Quand rien ne fonctionne : la résolution de conflits

5. Encourager l’autonomie

6. Susciter la coopération

 

Au plaisir de vous rencontrer!

Elise

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Conciliation travail/école-maison, est-ce possible?

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La question de la possibilité de travailler lorsqu’on fait l’école-maison revient périodiquement sur les forums et groupes de discussions. On sait que c’est bien souvent la mère qui sacrifie sa carrière quand vient le temps d’opter pour l’école-maison. Or, si s’occuper de nos enfants, les voir grandir et les accompagner dans leurs apprentissages sont des tâches que nous aimons beaucoup, elles n’éclipsent pas nécessairement la sensation de vouloir retrouver des adultes, s’accomplir en tant que femme, avoir soif d’une marge de manœuvre économique et développer ses propres compétences professionnelles. À cela s’ajoute d’être capable, en tant que famille, de payer les factures et de se payer des petites vacances sans le cauchemar du budget! Bref, des tonnes de raisons se posent dans le besoin de la "maman enseignante" de vouloir travailler ou étudier un brin!

Mais est-ce possible pour toutes? Quelles sont les points à considérer? Les difficultés à prévoir? Les solutions?

Martine Quimper et moi-même vous ferons part de nos parcours respectifs en toute honnêteté lors de notre atelier : Travailler ou étudier en faisant l’école à la maison : défi possible? Présenté au symposium de l’AQED le 26 avril prochain, au Collège Jean-Eudes.

Martine a combiné le rôle de travailleuse à temps plein durant un an et de maman faisant l’école à la maison. Elle présentera ses motivations à travailler à temps plein durant un an, ses solutions, son bilan et ce qu’elle modifierait si tout était à recommencer.

Pour ma part, je vous présenterai le bilan de ma première année d’études universitaires et de travailleuse autonome tout en faisant l’école à la maison à mes enfants. De la même façon que Martine, je vous présenterai mes motivations, mes aménagements d’horaire, mes maux de tête, mes plaisirs et mes solutions pour l’année à venir.

Une large part de notre atelier fera place à vos questions à partir de votre réalité familiale. Pas de présentation où tout est rose ou noir. Du terre-à-terre pour que vous puissiez faire vos propres choix à partir de vos réalités familiales.

Au plaisir de vous rencontrer!

Elise

 

 

 

 

 

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Je pars en tournée!

C’est avec grand plaisir que la fabuleuse Monique Legault et moi vous recevrons le jeudi 6 mars pour une soirée école-maison. Je prendrai le relais de la merveilleuse Christine Larose, trop loin de nous mais si près dans nos coeurs! Tous les détails dans le lien ci-dessous.

Soirée école-maison le 6 mars 2014.

En plus, je serai au symposium de l’AQED le 26 avril pour y présenter deux ateliers.

Le premier : Parler pour que les enfants écoutent. Écouter pour que les enfants parlent. Il s’agit du même atelier que j’ai animé il y a deux ans. Il semblerait qu’il soit attendu cette année! Enfin, avant que la tête ne m’enfle, je vous dis simplement que je vous y proposerai des pistes concrètes en éducation non violente et que le rire est garanti durant cette heure!

Le second : Travailler ou étudier et faire l’école à la maison… Défi possible? Je donnerai cet atelier conjointement avec une autre  personne sensationnelle, Martine Quimper. Comme vous pouvez le constater, je suis entourée de personnes extraordinaires… Nous y relaterons nos parcours respectifs de travail et d’étude qui combinent, vous l’avez deviné…. l’école-maison. Les défis, les sacrifices, les joies, les solutions, l’organisation…. Tout y passera!

Je vous attends donc au symposium, tous les détails par ici : AQED

Au plaisir de vous rencontrer!

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Le petit… (chuuuuut) tabarnak

Il est plutôt inévitable qu’un jour ou l’autre, votre charmante progéniture, celle avec un vocabulaire qui vous fait rouler les yeux de fierté, vous sorte, comme sorti de nulle part, un gros mot. Un vrai de vrai! Ça m’est arrivé à moi aussi, ben oui!

Si vous n’êtes pas vraiment du genre à laisser les jurons religieux  faire parti de votre langage, vous cherchez immédiatement à quel endroit Fiston (ou Princesse) a bien pu pêcher ce nouveau mot. Par contre, si vous veniez tout juste de prononcer le dit mot, il se peut que vous sentiez un besoin urgent de modifier votre vocabulaire, si déphasé dans la bouche de votre merveille. Mais d’abord, ça veut dire quoi, maman, tabarnak? Pour ceux et celles qui ont déjà visité une église de près ou de loin, il peut-être simple de répondre à cette question. Mais sachant que la plupart des enfants (et beaucoup de parents) d’aujourd’hui n’ont jamais (ou à peu près pas) mis les pieds dans une église, ça peut devenir plus difficile pour un enfant de visualiser le fameux tabarnak.

Tout frais sorti de l’imprimeur (en novembre), je vous présente donc "Le petit tabarnak", un livre pour enfant (accompagné préférablement d’un adulte) sur le sujet, écrit et illustré par Jacques Goldstyn (illustrateur des magasines Les débrouillards). En le recevant cette semaine, j’ai plongé dedans et j’ai ri! Vraiment ri! Le principe est simple. Papa dit un gros mot sous l’effet d’une douleur vive. Fiston veut en connaître le sens… mais ce n’est pas le moment! Il se tourne donc vers ses copains et explore différentes pistes sur l’horreur que peut bien signifier ce mot. Or, monsieur le curé les entends et leur propose de leur montrer le fameux tabarnak, tout en corrigeant la prononciation. On s’attendrait ici à des explications religieuses sur le sujet, des réponses sur pourquoi il ne faut pas dire ces mots. Eh! bien, non! Que les bons mots avec les bons objets. Rien d’autre. L’auteur laisse le soin aux parents d’élaborer sur le sujet selon leurs croyances, connaissances et intérêt. J’adore. Quelle superbe façon d’ouvrir une porte sur ce monde sans dire aux gens quoi penser.

Maintenant, la réaction de ma famille. Mon conjoint, plutôt endormi au moment où j’ai lu le livre, n’était pas très emballé quand je lui ai proposé de lui faire la lecture. J’ai insisté. Il a grogné. J’ai gagné. Et vous savez quoi? On a vraiment ri à deux! Jacques Goldstyn a vraiment le tour de nous imprégner de l’impact de ce mot par ces illustrations et cela toujours avec humour. Quand à mes garçons, ils n’avaient pas vraiment le goût d’entendre une histoire ce matin. Mais quand j’ai ouvert la première page, ils ont tout de suite embarqués pour les mêmes raisons. En prime, les Fistons ont fait de beaux liens entre ce qu’ils connaissaient déjà et ce qu’ils découvraient. Et ils ont ri un bon coup!

En somme, s’il vous est déjà venu en tête de parler de Dieu avec vos enfants mais ne savez pas vraiment par où commencer, si vous ne vous sentez pas habile à parler de "ces choses-là", ce livre est un excellent point de départ. Il suffit ensuite de laisser venir les questions de vos enfants. Bonne découverte!

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Du bonheur en toute chose

Le début de la nouvelle année est toujours un moment privilégié pour souhaiter à ceux qui nous entourent les plus beaux vœux. S’il nous arrive souvent de Charlie-Brown1lancer ces souhaits par automatismes,  il y a des fois où nous voulons prendre le temps de bien peser nos mots. J’en suis à ce point.

Je vous souhaite du bonheur. Pas du bonheur qui vous arrivera sur un plateau d’argent puisque celui-là, nous n’avons que peu de contrôle dessus. Sachez quand même en profiter, il n’est pas négligeable.  Je vous souhaite du bonheur qui vient de l’intérieur. Du bonheur que vous saurez discerner parmi les petites choses de la vie et que vous saurez savourer, contempler, accueillir avec simplicité et authenticité plutôt que de passer à côté sans même vous en rendre compte.

Je vous souhaite du bonheur en toute chose. Oui, oui. En toute chose. Même parmi les épreuves difficiles. Surtout dans les épreuves difficiles. Facile à dire penserez-vous. Absolument. Et c’est pour cette raison que je vous le souhaite de tout mon cœur.

Je crois fermement que le bonheur est une des essences de la vie.  Et comme toute essence, il y en a de puissantes comme de subtiles. Ce sont elles qui transforment  la saveur de notre vie, mais c’est à nous d’en faire collection lorsqu’elles se pointent à proximité.

En somme, le bonheur nous donne la force de foncer malgré la peur. Il fait miroiter la clarté quand tout autour de nous ne semble que ténèbres. Il donne la chance de se relever dans la défaite et de se reprendre dans la culpabilité. Mais plus encore : parfois (même souvent si on le veut bien), il émane de nous pour rejaillir sur les autres. C’est à ce moment qu’il devient le plus précieux puisqu’il redonne, qu’il ouvre à l’autre.

Je profite également de cette journée pour remercier toutes les personnes autour de moi qui m’ont permis de collectionner des perles de bonheur durant la dernière année. Je pense bien sûr aux amours de ma vie, mais aussi à mes amis et amies qui m’ont appuyés dans mes projets les plus fous. Malgré le fait que je ne sois habituellement pas friande de les exposer en public, j’ose en souligner quelques-uns qui ont été particulièrement présents dans la dernière année.

Mon amour , merci de ton appui dans mes projets parfois difficiles à suivre. Merci pour la liberté que tu me permets de vivre au quotidien. Merci de ta confiance envers moi.

Mes trois Grand, Moyen et Mini,  merci de m’apprendre chaque jour la vie de façon pleine et intensive et d’accepter votre maman avec ses forces et ses faiblesses.

Ma petite sœur et mon "beauf", merci de la générosité dont vous faites preuve à mon égard.  Elle me touche beaucoup.

Mon vieil ami, merci de ton écoute et de ton regard qui me renvoient souvent à ce que je suis et me poussent continuellement à me dépasser, le tout enrobé de fous rires démesurés.

Ma collègue, merci de ta complicité dans nos projets pas toujours évidents, souvent abracadabrants et toujours enrichissants.

Mes amies du quotidien, celles avec qui les conversations téléphoniques sont entrecoupées de séances de négociations enfantines et avec qui la volonté de prendre un café relève du désir longtemps mijoté et du planning serré! Merci de me soutenir et de m’encourager dans mes projets peu communs.

À tous ceux et celles que je n’ai pas nommé, je vous aime.  Le risque est toujours grand de choisir de ne nommer que quelques personnes, mais je suis certaine que vous saurez comprendre que mes vœux de bonheur restent tout aussi sincères à votre égard.

Allez… Bonne année grand nez… Et le Paradis à la fin de vos jours!

Elise

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Malbrough s’en va en guerre…

Comme je l’ai mentionné dans mon dernier post "La croisée des chemins", avec le début des classes (celles des écoles et "les nôtres"), vient le cortège des publications de toutes sortes à concernant l’école à la maison… et l’école en général. Les réseaux sociaux en sont inondés, les journaux et les magasines aussi. Il s’agit souvent de l’évènement planétaire de l’heure. Pourtant, ça revient chaque année avec la même ampleur. À croire qu’on a jamais vu ça de notre vie! C’est alors le moment où quelques journalistes en quête de "grands" titres sensationnels s’intéressent aux problèmes de certains jeunes à l’école. Des problèmes de la rentrée. De l’essoufflement des parents. Des absurdités que l’on peut retrouver dans la gestion de cet évènement par les commissions scolaires. Cet engouement est déjà terminé au lendemain de la Fête du Travail. Alors, ces mêmes journalistes friands de sensations se tourneront vers les bouchons de circulations monstres sur notre route… Mais ne vous inquiétez pas : un peu plus tard dans l’année, nous aurons droit à une autre vague d’articles concernant le palmarès des écoles qui sera publié et tout le tollé qu’il provoque… l’espace de deux ou trois jours…

Bon. Pourquoi je vous parle de ça ce matin? C’est que dans le monde de l’école maison, on vit la même chose à une ou deux différences près : les questions dureront toute l’année et les sujets de polémiques (parfois en termes de règlements de compte) sont mis à titre personnel pas tant pour impressionner les gens que pour essayer de se convaincre que nous choisissons la bonne voie, pour calmer nos incertitudes et notre insécurité de bien faire les choses pour nos enfants. C’est dans ces circonstances qu’on voit apparaître des pointes contre l’école et toute son organisation. Bien sûr, dénoncer les problèmes du système scolaire est nécessaire. Toutefois, il y a une ligne, une démarcation où il vaut mieux, selon moi, se garder une marge de manœuvre.

Oui, les commissions scolaires nous en font voir de toutes les couleurs. Mais n’oublions pas que dans les classes, il y a des personnes, la plupart du temps très dévouées, qui s’occupent des enfants. Qui se battent tous les jours contre des absurdités du système scolaire. Les mettre tous dans le même panier est un préjugé "gros comme le bras". Affirmer que tous les enfants y sont malheureux est aussi une aberration. Vous, qui aimez votre travail, en aimez-vous TOUS les aspects? C’est la même chose pour plusieurs enfants : certains aiment l’école même si des fois, ils resteraient couchés. Il existe même des cas d’enfants où l’école est le seul refuge dans leur triste vie.

L’école à la maison n’est pas une panacée. C’est une option parmi tant d’autres. Et parmi cette option, il y a des tonnes de façon de faire l’école. Ne vous surprenez pas mesdames, vos enfants vous feront sentir à un moment ou l’autre que vous êtes le tyran parfait même si vous faites tout votre possible. Malgré toute l’énergie que vous mettrez dans votre façon de faire l’école. C’est aussi vrai pour les enfants qui vont à l’école. Bref, on peut reprocher des tonnes de choses au système scolaire, il faut aussi faire attention que ces attaques ne deviennent pas un défouloir.

Pourquoi? Parce que vous continuerez à côtoyer des familles dont les enfants vont à l’école et qui font aussi de leur mieux pour leurs enfants. Parce que vous serez confrontés régulièrement à des remises en question dans la crainte que vos enfants manque quelque chose. Parce que vous verrez des groupes d’enfants partir en riant en direction de l’école pendant que vous vous acharnerez à trouver des copains stables à vos enfants. Parce qu’à certains moment vous serez essoufflée et aurez besoin de reconnaissance que vos enfants ne vous donneront pas à sa juste valeur (retenez-la celle-là, elle fesse). Parce que la vie n’est jamais toute tracée et que vos enfants devront peut-être retourner (ou intégrer pour la première fois) l’école. Certaines font l’école par choix longtemps médité, d’autres par nécessités, d’autres par mauvaise expérience. Malgré toutes ses facettes, nous faisons de notre mieux. Comme la plupart des parents. Ne cherchons pas à nous rassurer en rabaissant le système, mais en cherchant ce qui est positif dans le modèle que nous choisissons. Faire la paix avec l’école telle que nous l’avons connue, bonne ou mauvaise. Votre année ne s’en portera que mieux et vos relations avec votre entourage en sera facilité. Mais surtout, vos enfants telles des éponges, bénéficierons d’une énergie beaucoup plus intéressante de votre part.

Bonne année!

En passant, merci de partager cet article… c’est rare que je le demande pour un article, mais il me semble que les nouvelles venues dans notre monde pourraient en tirer parti. :)

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La croisée des chemins…

Pour une petite mise à jour pour celles qui ne sont pas au courant, Grand Fiston n’a jamais intégré l’école. Revirement de situation heureux, nous avons pu continuer notre projet d’école-maison. Nous entamons donc notre 3e année. L’envie d’écrire me reprend, je ne sais pas où cela mènera mais bon… me revoilà. Voilà pour la mise au point.

Comme à chaque début septembre, l’effervescence des nouvelles familles qui commencent l’école maison se fait sentir. C’est magnifique de voir toutes ces personnes en marche vers de nouveaux horizons. On y sent pêle-mêle l’inquiétude, la hâte, le questionnement, le soulagement, l’émerveillement. Bref, les émotions sont à fleur de peau.

Entre les quatre murs de ma maison, le train-train a déjà repris depuis près d’un mois, histoire de nous donner "du lousse". Grand Fiston est très coopératif et Moyen Fiston fait preuve d’un bel enthousiasme. C’est agréable. Rendue à la 3e année d’expérience, c’est plaisant de ne plus avoir le côté insécurisant et tourbillonnant du "papillonnage didactique, méthodique et organisationnel".

Pourtant, du côté extérieur, j’ai un malaise… Est-ce moi ou j’ai la vague impression d’être en déphasage avec les nouvelles familles qui débutent? Suis-je déjà du côté des "vieilles désillusionnées" par rapport aux Commissions scolaires? De celles incapables de se réjouir d’une bonne entente "probable" lorsque les CS outrepassent leur droit et où on fête l’espoir de cette paix achetée mais sans garantie? Je ressens sur les forums et les réseaux sociaux une grande vague d’optimisme concernant les demandes et les résultats obtenus devant les CS. C’est honorable. Mais je ne peux faire autrement que de m’inquiéter. Oui, je voudrais me réjouir pour ces familles enthousiastes qui reçoivent des bonnes nouvelles, des acceptations de leur "demande" de faire l’école à la maison. De celles qui trouvent normal de faire passer les examens de fin d’année. J’ai été comme ça. Après tout, n’est-ce pas à la base pour protéger les enfants d’abus parental? Alors pourquoi ai-je entendu tellement de familles, qui pourtant avaient de bonne relation avec leur CS, me dire qu’à avoir le choix, ils seraient incognito?

Et j’ai un peu peur. Sur un forum bien connu hors association, plusieurs "vieux de la vieille" ont déserté. Non pas que je leur en veuille, on passe tous à autre chose à un moment ou à un autre. Mais il y a encore 2 ans, on pouvait compter sur eux pour remettre les pendules à l’heure lorsque quelqu’un fonçait tête baissée dans un mur ou commettait une erreur qui pourrait lui apporter beaucoup de maux de tête. Maintenant, et avec les réseaux sociaux qui vont à une vitesse folle, j’ai l’impression que seules quelques-unes osent dénoncer les abus. On doit se réjouir de voir les CS grignoter du pouvoir. Bien sûr que j’ai le goût de me réjouir pour les familles qui commencent. Or, je considère que me taire est une trahison; une trahison envers ces familles et envers toutes celles qui se sont battus (et continuent à se battre) pour défendre l’école-maison. J’ai l’impression de me travestir par la pensée suivante : "Alors allons-y : réjouissons-nous coûte que coûte… Quand le tour des autres viendra et qu’il sera entré dans les habitudes de laisser les CS empiéter, ce sera leur problème…"

Alors je fais quoi? Je ne peux pas sauver le monde moi non plus… et j’ai le goût moi aussi de me retirer de tout ce remue-ménage et de m’occuper de ma petite famille.

 

 

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